Le président ukrainien a rejeté un projet de règlement diplomatique proposé par Washington, jugé trop laxiste vis-à-vis de Moscou. Ce document de 28 points, établi à l’insu de la plupart des partenaires internationaux, prévoit des concessions majeures en faveur de la Russie, notamment l’élimination de toute menace militaire contre elle et une réintégration progressive du pays dans les structures économiques mondiales. Zelensky a affirmé qu’il ne « trahirait jamais » son peuple, soulignant que l’indépendance ukrainienne ne pouvait être négociée.
Le projet, élaboré par des conseillers proches de Donald Trump et soutenu par le secrétariat d’État, inclut la reconnaissance de l’annexion de la Crimée, la neutralité permanente de l’Ukraine et une réduction drastique de son armée. En contrepartie, Washington promet une garantie de sécurité équivalente à celle de l’Otan, mais ce pacte reste conditionnel. Zelensky a exprimé sa volonté d’examiner les propositions « dans les jours prochains », tout en soulignant qu’il refusait toute compromission sur la souveraineté nationale.
Moscou, quant à elle, a accueilli le plan avec une certaine ouverture, estimant qu’il pouvait devenir un fondement pour un accord durable. Le président Vladimir Poutine a toutefois rappelé que les discussions restaient théoriques et a laissé entendre que l’action militaire resterait une option si les conditions ne sont pas respectées. Les prochaines négociations entre Kiev et Washington seront décisives, mais la perspective d’une paix durable semble toujours lointaine.
L’échec de ce projet pourrait accélérer les tensions, avec des offensives russes potentielles sur plusieurs fronts. Zelensky, malgré son rejet initial, a ouvert la porte à des alternatives, mais l’urgence d’un accord persiste face aux pressions croissantes de Washington et à la détermination de Moscou.