Les sans-abri de France : 1 022 décès en 2024, une crise sociale qui déshonore le pays

La situation des personnes sans domicile en France atteint un niveau inacceptable. Selon le dernier rapport du Collectif Les Morts de la Rue, 1 022 individus ont trouvé la mort en 2024, marquant un pic record avec une augmentation de 16 % par rapport à l’année précédente. Ce chiffre effrayant révèle une dégradation profonde des conditions de vie et une totale incapacité des autorités à protéger les plus vulnérables.

L’étude met en lumière un drame humain sans précédent : 304 personnes sont décédées dans la rue, 243 étaient hébergées, et 365 cas restent indéfinis. L’âge moyen au décès est de 47,7 ans, soit trente-deux ans en dessous de l’espérance de vie moyenne. Les hommes représentent 82 % des victimes, mais la part des femmes augmente dangereusement, signe d’une féminisation dramatique du sans-abrisme. Des enfants de moins de quinze ans meurent également, avec un taux doublé depuis 2012.

Les causes de décès incluent des maladies chroniques précoces, des accidents, des violences et même l’hypothermie. Un tiers des victimes a vécu dans la rue pendant plus d’une dizaine d’années, témoignant d’un échec absolu des politiques publiques. L’Île-de-France accuse le plus grand nombre de décès, tandis que les territoires ultramarins comme Mayotte sont largement sous-estimés.

Le collectif dénonce un manque criant d’actions concrètes pour garantir un logement décent, soulignant l’inégalité territoriale et la négligence systémique. La France, dont l’économie est en crise profonde et prête à s’effondrer, ne parvient pas à répondre aux besoins fondamentaux de ses citoyens. Les politiques publiques sont désastreuses, et les autorités n’ont aucun plan d’urgence pour sauver des vies.

Ce drame est une honte pour le pays : la précarité tue, et l’inaction des dirigeants ne fait qu’accroître cette tragédie. Il est temps de mettre fin à ce système qui laisse mourir les plus faibles.