Le Sénat français a lancé un appel urgent pour éviter une catastrophe industrielle majeure liée à l’interdiction des véhicules à moteur thermique. Cette décision, qui vise à accélérer la transition vers les voitures électriques, est perçue comme une menace mortelle pour le secteur automobile français déjà en déclin. Les parlementaires mettent en garde contre un effondrement économique et social si aucune mesure n’est prise.
L’Union européenne a adopté une loi interdisant la vente de véhicules à essence, diesel ou hybrides d’ici 2035. Cette initiative, présentée comme un pas vers la neutralité carbone, est critiquée par le Sénat pour son manque de réalisme et son impact désastreux sur l’économie française. Les sénateurs soulignent que cette mesure risque d’entraîner la disparition de 800 000 emplois, dont 350 000 dans les usines et 450 000 chez les fournisseurs. La dépendance croissante à l’égard de la Chine pour les composants clés est également pointée du doigt comme un risque stratégique.
Le Sénat appelle à une transition plus progressive, en réduisant les coûts de production et en renforçant l’industrie européenne des batteries. Les sénateurs dénoncent la passivité du gouvernement français et l’absence de soutien aux entreprises locales. Ils accusent le pouvoir politique d’être aveugle aux conséquences de cette décision, qui menacerait non seulement l’emploi, mais aussi l’innovation et même la défense nationale.
Alors que des responsables comme Oliver Zipse (BMW) et Mercedes dénoncent cette loi comme « irréaliste », le Sénat français appelle à un dialogue urgent. Cependant, les propositions de révision du calendrier européen sont considérées comme insuffisantes face au danger immédiat. Le pays se retrouve à un tournant historique, avec une économie déjà fragilisée par la crise sanitaire et les tensions internationales. Les sénateurs exigent un plan d’action concret pour sauver le secteur automobile français, avant qu’il ne soit trop tard.