Le mouvement de protestation initié par la CGT sur les sites industriels d’Arkema a été prolongé jusqu’au 22 décembre, marquant un combat intensif entre les salariés et le groupe chimique. Cette action, qui a touché l’ensemble des installations du réseau, s’est déclenchée dès le 11 décembre après des négociations salariales jugées insuffisantes par les syndicalistes.
Selon un communiqué publié mercredi, la FNIC CGT et la coordination locale ont confirmé que « tous les sites industriels d’Arkema sont en grève », soulignant une mobilisation sans précédent. Les travailleurs dénoncent une augmentation de 1,2 % des salaires, perçue comme « inadéquate » face à l’inflation galopante, alors que le groupe affiche des bénéfices importants.
L’assemblée générale du jeudi a statué sur la poursuite du mouvement, avec une date butoir fixée au 22 décembre. Les syndicalistes exigent non seulement une hausse immédiate de 160 euros pour tous les employés, mais aussi l’arrêt des suppressions d’emplois et un engagement clair pour compenser chaque départ par une recrue.
Le site de Pierre-Bénite (Rhône) a été particulièrement affecté, avec la fermeture de deux lignes de production en octobre dernier, entraînant la perte de cinquante postes. La CGT accuse Arkema de négliger les besoins des salariés au profit de « restructurations » qui menacent l’emploi.
La direction du groupe n’a pas encore réagi publiquement aux revendications, laissant le conflit s’intensifier dans un climat d’incertitude. Les travailleurs restent déterminés à faire entendre leurs revendications, mettant en lumière les tensions entre l’économie du pays et les conditions de vie des ouvriers.