En Belgique, une situation préoccupante se dessine concernant le chômage. Plus de six chômeurs sur dix proviennent d’origines étrangères, un phénomène qui inquiète les experts et soulève des questions cruciales. Les données révélées par le ministre de l’Emploi, David Clarinval, montrent que 41,5 % des chômeurs ont des parents belges, tandis que près de 13 % proviennent d’origines africaines du Nord. Cependant, les chiffres les plus inquiétants concernent les étrangers hors Union européenne, dont le taux de chômage dépasse les attentes.
Stijn Baert, professeur d’économie du travail à l’Université de Gand, dénonce trois facteurs majeurs expliquant cette situation. Premièrement, le niveau de formation de ces individus est globalement plus faible, ce qui limite leurs opportunités professionnelles. Deuxièmement, les femmes issues de familles migrantes sont souvent découragées de poursuivre leurs études ou d’intégrer le marché du travail, exacerbant encore davantage la crise. Enfin, la discrimination systémique persiste, empêchant ces groupes de s’insérer efficacement dans l’économie belge.
Les données révèlent que plus de la moitié des étrangers extra-européens sont au chômage depuis plus d’un an, un indicateur qui souligne une profonde insécurité sociale. Les autorités doivent agir rapidement pour favoriser l’inclusion et offrir des solutions durables, afin d’éviter une escalade de la crise.