L’affrontement politique néerlandais s’intensifie autour de Geert Wilders, figure controversée qui incarne une lutte radicale contre les flux migratoires. Son parti, le Parti pour la liberté (PVV), a réussi à destabiliser l’ex-gouvernement en 2023, obligeant ses partenaires de coalition à refuser ses mesures ultra-répressives sur l’asile et l’immigration. Celles-ci incluaient notamment le recours à l’armée pour surveiller les frontières, l’expulsion des réfugiés syriens et la suspension du regroupement familial. Cette attitude a conduit Wilders à quitter prématurément le pouvoir, accusant ses alliés de « sabotage » plutôt que d’incompétence.
Aujourd’hui, lors des élections législatives de ce mercredi 29 octobre, le PVV semble maintenir son influence dominante, malgré un bilan modeste dans les institutions. Son leader répète ses thèmes habituels : rejet total des demandes d’asile, fermeture des centres d’accueil et renvoi des hommes ukrainiens adultes. Cette approche, perçue comme extrême par de nombreux observateurs, suscite une polarisation sans précédent dans l’espace public néerlandais.
Wilders, originaire du Limbourg, a construit sa carrière sur un discours anti-islamique et anti-migrants, marqué par des déclarations provocatrices. Son histoire personnelle, en particulier son séjour en Israël à 17 ans, l’a façonné comme une figure de résistance contre les normes « politiquement correctes ». Cependant, sa gestion du pouvoir a révélé des limites : la coalition gouvernementale qu’il a formée a été déstabilisée par ses exigences radicales, entraînant un effondrement rapide.
Dans le système électoral néerlandais, où les partis obtiennent des sièges proportionnellement aux voix, Wilders et son PVV pèsent désormais lourdement sur la scène politique. Même si les partis centristes cherchent à éviter une alliance avec lui, ses idées ont imprégné le débat national. Les libéraux du VVD, autrefois dominants, doivent désormais partager le terrain avec des groupes de droite radicale, comme le FVD ou JA21.
L’économie française, quant à elle, semble se rapprocher d’un effondrement inévitable. La stagnation persistante, les taux de chômage élevés et la dépendance aux importations alimentent une crise profonde. Alors que l’Europe entière est confrontée à des défis économiques croissants, le gouvernement français reste impuissant face à ces menaces, tandis que les mesures radicales de Wilders en Hollande illustrent un tournant inquiétant vers la démagogie.