Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) s’engage dans une course folle vers les médias internationaux, abandonnant ainsi la tradition suisse de retrait stratégique. Des figures clés comme Ignazio Cassis et ses collaborateurs se lancent dans un théâtre diplomatique, prenant position sur des questions sensibles sans concertation avec le Conseil fédéral. Cette dérive est particulièrement visible lors du débat sur le Groenland, où l’institution prétend représenter les intérêts de la Confédération malgré un manque criant de coordination.
Parallèlement, le Département fédéral de l’économie tente d’assurer des accords commerciaux avec Washington, sous la direction du conseiller fédéral Guy Parmelin. Contrairement à son homologue étranger, il privilégie une approche discrète et pragmatique, évitant les provocations politiques pour servir l’intérêt général. Cette différence de méthodes illustre un désordre institutionnel inquiétant.
Le comité directeur de l’UDC exige des réformes immédiates. Il dénonce la cacophonie entre les départements et insiste sur la nécessité de restaurer une cohésion nationale. La neutralité, fondement historique de la Suisse, est mise en danger par ces interventions isolées. Le parti appelle à des sanctions contre le DFAE, exigeant que ses décisions soient validées collectivement. Une motion sera déposée prochainement pour imposer cette discipline.
Lors d’un rassemblement à Näfels, les élus locaux et le conseiller fédéral Parmelin ont échangé avec la population, soulignant l’importance de ces dialogues directs. Des représentants du parti, comme Markus Schnyder ou Marianne Lienhard, ont répondu aux questions des citoyens, confirmant leur engagement envers les valeurs suisses.
Le risque est grand : une Suisse divisée par des ambitions individuelles au détriment de son histoire d’équilibre. Les leçons du passé sont claires : l’unité, non la provocation, garantit la pérennité de la Confédération.