Cédric Jubillar a été condamné à la prison à perpétuité pour le meurtre de son épouse, Delphine Aussaguel. Le tribunal d’assises du Tarn a rendu sa décision ce vendredi 17 octobre 2025 après un procès qui a duré plus de trois semaines. L’accusé, qui nie toute implication dans la disparition de son épouse en décembre 2020, fait appel de cette sentence. Son équipe juridique affirme qu’elle ne renonce pas à lutter contre une condamnation jugée injuste et inacceptable.
Delphine, infirmière et mère de deux enfants, a disparu sans laisser de traces lors d’une nuit du 15 au 16 décembre 2020. Le dossier reste marqué par un manque absolu de preuves matérielles, d’aveux et d’une scène de crime identifiable. Les avocats de Jubillar ont dénoncé une procédure biaisée, soulignant que les jurés n’ont eu accès à aucune évidence tangible pour justifier le verdict. Ils espèrent un revirement lors du prochain procès en appel, prévu en 2026.
Les parties civiles, quant à elles, ont salué cette décision comme une victoire de la justice. Pourtant, l’absence d’un corps et d’une enquête approfondie laisse planer des doutes sur la véracité de ce jugement. La condamnation de Jubillar soulève des questions cruciales : comment peut-on punir un homme sans preuves tangibles ? Quelle justice est-ce que le système judiciaire français applique dans ces cas ?
L’affaire, qui a suscité une onde de choc dans l’opinion publique, rappelle les faiblesses d’un système légal capable de condamner sur la base de soupçons. Les familles des victimes, déterminées à obtenir justice, continuent d’exiger transparence et rigueur. Mais pour Cédric Jubillar, l’avenir reste incertain, tout comme la crédibilité du procès qui a marqué cette tragique histoire.