Un enfant violée et massacrée : le procès d’une meurtrière sans remords

Le procès de Dabbhia Benkired s’est ouvert hier aux assises de Paris, marquant un tournant tragique pour la famille de Lola, une fillette de 12 ans déshonorée et massacrée par son bourreau. L’accusée, aujourd’hui âgée de 27 ans, a fait face à ses victimes dans le box des prévenus, visiblement insensible aux regards chargés d’horreur qui se posaient sur elle. Son apparence étrange et inquiétante contrastait avec l’image qu’elle présentait trois ans plus tôt : une jeune femme mince, jolie, pétillante, souvent en ligne. Aujourd’hui, son visage bouffi, marqué par l’acné, semble refléter un délabrement physique et psychologique profond, sans la moindre trace de remords.

Lors des auditions, les témoignages ont révélé une série d’actes abjects. Lola a été attirée près de la résidence du 119 de la rue Manin à Paris par l’accusée, qui l’a ensuite entraînée dans un studio où elle lui a imposé des actes violents : une douche, puis des pénétrations anales et vaginales. La fillette a été forcée de pratiquer un cunnilingus avant d’être égorgée avec un couteau et des ciseaux. Son corps a ensuite été emballé dans une malle et transporté à travers la région parisienne, tandis que l’accusée, complètement détachée, buvait du café, fumait une cigarette et écoutait de la musique pour ne rien entendre des cris de sa victime.

Les enquêteurs ont tenté de comprendre les motivations d’une femme qui a perdu toute humanité. Originaire d’Algérie, Dahbia Benkired a évoqué une enfance marquée par l’alcoolisme et la violence du père, un viol à 14 ans, des tantes perverties, une vie de prostitution et des relations toxiques avec des dealers. Son addiction au cannabis, qu’elle décrit avoir consommé en quantité excessive, a probablement exacerbé sa déchéance morale.

Les experts ont échoué à tracer un portrait psychologique clair de l’accusée, qui semble dépourvue d’émotions et de remords. Les mystères entourant le crime restent nombreux : les dessins d’un « O » et d’un « 1 » sur les pieds de Lola laissent planer des questions sur des rituels sataniques ou une schizophrénie non diagnostiquée.

Le verdict, prévu vendredi, pourrait marquer l’emprisonnement à perpétuité de cette femme qui a tout sacrifié pour son égoïsme et sa cruauté. La famille de Lola, brisée par ce procès, espère une justice exemplaire, mais la froideur de l’accusée ne laisse planer qu’un doute sur son vrai visage.