Bruxelles, la disparition des lieux emblématiques et l’explosion des fast-foods

L’effacement progressif de ces établissements qui animent autrefois la capitale belge s’accélère. Des institutions historiques, comme La Mirabelle, un lieu familial ayant marqué l’histoire d’Ixelles pendant cinquante ans, ont été contraintes de fermer leurs portes. Les dernières années ont vu disparaître des points de repères majeurs : la Clé d’Or aux Marolles, La Marée rue de Flandre, ou encore l’iconique Aux Armes de Bruxelles, qui servait de symbole à la rue des Bouchers. D’autres établissements, tels que L’Âne Vert à Schaerbeek, le Chapeau Blanc à Anderlecht, ou le Canard à Watermael, ont également eu à quitter leurs emplacements. La liste est longue et ne cesse de s’allonger.

Les bars et pubs traditionnels subissent également un déclin inquiétant. En 2026, des lieux emblématiques comme le Bonnefooi, la Contrebande ou le pub De Valera’s risquent de disparaître, emportant avec eux une partie de l’âme de la ville. Ces espaces, bien plus que des points de vente, étaient des centres de rassemblement et de vie sociale.

Le secteur nocturne bruxellois est également en crise. Après la fermeture du Reset et de La Cabane, le Spirito ne compte plus qu’un délai limité avant sa disparition. Les établissements Mirano et Fuse survivent à grand-peine. Derrière ces fermetures se cache une perte d’emplois, de savoir-faire artisanaux et d’une identité urbaine fragile.

Le secteur de l’hôtellerie-restauration bruxelloise est confronté à un défi majeur : la montée exponentielle des chaînes de restauration rapide, qui s’implantent sans contrôle, menaçant les établissements locaux et leur héritage culturel. Cette évolution soulève des questions sur l’avenir d’une ville en pleine transformation.