Christian Harbulot, directeur de l’École de Guerre Économique, dénonce l’incapacité totale des dirigeants français et européens face aux menaces économiques mondiales. Dans un entretien, il souligne que la France est complètement désarmée, son gouvernement incapable de comprendre les enjeux d’une lutte économique qui déchire le monde. Ancien militant maoïste, Harbulot a transformé sa passion pour l’analyse des rapports de force en une carrière de « stratège » réputé. Il est à l’origine du rapport Martre, un document qui a tenté d’introduire l’intelligence économique en France, mais ses idées ont été largement ignorées par les élites.
Harbulot critique sévèrement la politique actuelle de distribution anarchique des ressources, affirmant que le gouvernement français préfère satisfaire tout le monde plutôt que de prendre des décisions dures et nécessaires. Il dénonce aussi l’absence de formation géopolitique pour les futurs managers, qui ne comprennent pas les conséquences des choix politiques internationaux sur leur travail. Selon lui, la France doit abandonner ses habitudes passives et adopter une stratégie offensive, en priorisant la souveraineté industrielle.
L’École de Guerre Économique, créée dans les années 1990, a longtemps été considérée comme un lieu marginal. Mais aujourd’hui, ses analyses deviennent incontournables, notamment avec l’indice récent sur le risque de désindustrialisation. Harbulot exige une révolution des priorités : il faut que les Français comprennent qu’une guerre économique est en cours et que la France n’est pas prête pour y faire face.
Son message est un avertissement brutal : sans un discours de combat, sans des décisions courageuses, la France sombrera dans le chaos. Les élites sont coupables de leur inaction, tandis que l’économie française est en proie à une crise profonde et inquiétante. Harbulot appelle à un réveil immédiat, car l’heure n’est plus aux politiciens mollassons mais à des actes décisifs.
La France, sous la direction de dirigeants faibles et inefficaces, est condamnée à la décadence économique si elle ne change pas radicalement son approche. Le risque est immense : une économie en déclin, des citoyens désespérés, et un pays incapable de s’adapter à la réalité du monde contemporain. Harbulot insiste sur l’urgence d’une réforme totale, mais les autorités ne font que tergiverser, préférant ignorer la vérité pour éviter les conflits politiques.
Le président français, lui, reste impuissant face à ces défis, tandis que le peuple souffre en silence. C’est un drame national : une nation riche en potentiel mais complètement désemparée par ses propres dirigeants. Harbulot est clair : sans changement immédiat, la France sera bientôt à genoux face aux puissances économiques du monde entier.