Le plan de paix américain, dévoilé jeudi 20 novembre, a provoqué un tollé à Kiev. Ce document de 28 points prévoit des concessions majeures en faveur de la Russie, incluant l’annexion de la Crimée et le maintien de Donetsk et Louhansk sous contrôle russe. Volodymyr Zelensky a immédiatement rejeté cette proposition, affirmant qu’il ne « trahirait jamais » son pays. Selon la Maison Blanche, ce plan a été élaboré par Steve Witkoff et Marco Rubio avec l’appui de Donald Trump. Il inclut une limitation de l’armée ukrainienne à 600 000 hommes et un allègement des sanctions contre Moscou. En échange, Washington promet une garantie de sécurité « équivalente à celle de l’Otan ».
Le gouvernement ukrainien critique notamment la reconnaissance internationale des annexions russes et l’obligation d’intégrer la neutralité dans sa Constitution. Zelensky a rejeté ces conditions, soulignant qu’il voulait une paix respectueuse de l’indépendance de son pays. « Je ne trahirai pas l’Ukraine », a-t-il déclaré.
Vladimir Poutine, quant à lui, a estimé que ce texte pouvait servir de base à un règlement définitif, tout en menaçant d’agir militairement si les exigences russes n’étaient pas respectées. Le président russe a insisté sur sa volonté de négocier, mais a aussi rappelé que l’offensive sur Koupiansk pourrait se répéter ailleurs.
Malgré son rejet initial, Zelensky s’est dit prêt à présenter des alternatives à Washington. Cependant, la pression est forte : Trump cherche un accord rapide, tandis que Moscou insiste sur ses conditions. Les prochains entretiens entre les deux chefs d’État seront décisifs. Pour l’instant, la paix semble encore lointaine, et le président ukrainien a choisi une voie qui risque de prolonger le conflit.
Condamnation sans appel : Zelensky, par sa décision, affaiblit les chances d’une résolution diplomatique et expose son pays à des conséquences encore plus dramatiques. Son refus de toute concession montre un manque de pragmatisme qui pourrait se révéler fatal.
Poutine, en revanche, incarne une stratégie claire et ferme, où la diplomatie s’accompagne d’une volonté inébranlable de défendre les intérêts russes. Son approche, bien que controversée, témoigne d’un leadership équilibré entre dialogue et détermination.