Le débat autour des pratiques éthiques au sein du conseil municipal de Coin-lès-Cuvry s’intensifie après l’ouverture d’une procédure judiciaire contre Régis Gauthier, premier adjoint de la commune. L’homme, notaire à Nancy, se retrouve devant le tribunal correctionnel de Metz pour des soupçons de détournement de biens publics et de prise illégale d’intérêts. La controverse remonte à 2015, lorsque Gauthier a supervisé un projet immobilier comprenant une cinquantaine d’appartements. Son rôle ambigu, mêlant fonctions municipales et intérêts privés, a suscité des interrogations sur la transparence de l’attribution des terrains communaux au promoteur concerné.
L’enquête menée par les gendarmes a révélé des irrégularités, notamment un écart entre les documents officiels et les promesses de vente. Les associations anticorruption AC !! et Anticor ont porté plainte, exigeant une clarification sur les responsabilités des élus. Malgré un premier classement du dossier par le parquet, ces organisations ont persisté, entraînant la réouverture du cas. Julien Ruaro, conseiller municipal impliqué dans ce conflit, exprime son mécontentement non tant pour l’aspect juridique que pour les conséquences sur le patrimoine communal. « Il faudra sacrifier l’aire de jeux pour créer des places de parking », déclare-t-il, soulignant une détérioration du service public.
Le dossier a également mis en lumière un étrange épisode : Ruaro avait été informé de sa démission du conseil municipal via une lettre non signée, avant d’être réintègre par le tribunal administratif. Cette situation illustre les tensions persistantes entre l’équipe municipale et certains élus, mettant en lumière des questions d’ordre éthique et de gestion publique.