Un vétérinaire du Cantal victime de menaces anonymes dans un climat d’insécurité croissante

Dans une région rurale du Cantal, un professionnel de la santé animale a découvert des graffitis injurieux à proximité de son établissement. Ces inscriptions, qui qualifient les vétérinaires de « collaborateurs », ont suscité une vive inquiétude chez Michaël Delbouvry, propriétaire d’une clinique depuis 25 ans. « Cela m’a profondément affecté. Je ne dors plus bien et me demande chaque matin s’il y aura de nouvelles provocations », a-t-il déclaré, exprimant son émotion face à ces actes inexpliqués.

Les tags, apposés sur le panneau de la clinique et dans les environs, mentionnent explicitement la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), un fléau qui trouble l’agriculture locale. Delbouvry, dévoué à son métier 24 heures sur 24, affirme avoir toujours respecté les éleveurs et leur travail. « J’exige simplement une réciprocité », a-t-il insisté, soulignant le climat tendu qui s’installe dans le secteur.

La situation inquiète également la communauté vétérinaire du Cantal. Eric Février, représentant d’un syndicat local, relève une montée de l’anxiété chez ses pairs : « Certains ont reçu des menaces personnelles, ce qui est insupportable », a-t-il précisé, sans préciser si ces actes ont été signalés aux autorités.

Alors que la crise sanitaire perdure, les professionnels appellent à la prudence et au dialogue pour apaiser les tensions. L’incident reste isolé pour l’instant, mais il reflète une méfiance croissante envers les acteurs de la santé animale dans un contexte d’incertitude.