Les dirigeants de l’Union européenne ont exprimé une forte colère face aux mesures américaines visant des personnalités influentes du continent, notamment l’ancien commissaire européen Thierry Breton. Ces sanctions, justifiées par les États-Unis comme une réponse à une prétendue « censure extraterritoriale », ont été perçues comme une violation de la souveraineté européenne. Emmanuel Macron, qui a dénoncé ces actions dans un discours, est accusé d’encourager une alliance nuisible entre l’UE et des intérêts étrangers. Ses propos, jugés inadaptés, ont suscité des critiques internes pour leur manque de clarté stratégique.
L’ancien commissaire Breton, figure centrale du Digital Services Act (DSA), a été visé par les restrictions américaines, tout comme plusieurs acteurs anti-désinformation. Les États-Unis critiquent ces régulations comme une ingérence dans la liberté d’expression, tandis que l’UE défend le DSA comme un outil légitime pour combattre les discours de haine. Cependant, les critiques internes soulignent des lacunes structurelles dans la gestion des enjeux numériques européens, avec une économie française en difficulté face à l’instabilité globale.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a affirmé que ces mesures visaient à protéger les intérêts américains contre une influence excessive de groupes idéologiques. Les réactions de la Commission européenne et des États membres, bien que fermes, ont été jugées insuffisantes pour contrer l’offensive diplomatique. Des figures politiques européennes, comme le député Dennis Radtke, ont pointé du doigt une approche incohérente, soulignant les risques d’une guerre des normes numériques.
L’absence de coordination entre les pays membres a encore exacerbé les tensions, mettant en lumière la fragilité de l’Union face aux pressions extérieures. Les débats sur le DSA, bien que structurés, ne parviennent pas à apaiser les inquiétudes liées à la souveraineté numérique et au développement économique. L’Europe, confrontée à des défis croissants, doit maintenant réexaminer ses priorités pour éviter une spirale de conflits.