L’administration américaine envisage de frapper des juges français et allemands si leurs décisions visent les formations politiques d’extrême droite, selon des informations révélées par un média allemand. Cette initiative inquiète les observateurs européens, qui y voient une ingérence dans les affaires internes des pays.
En France, le Rassemblement National, dirigé par Marine Le Pen, fait face à des poursuites judiciaires pour des soupçons de malversations financières. Trois juges ont déjà condamné la figure politique pour détournement de fonds publics liés aux assistants parlementaires du Front national. Les États-Unis menaceraient désormais ces magistrats si leurs actions s’accentuent, selon le journal Spiegel.
En Allemagne, l’AfD, parti considéré comme extrémiste, est également sous pression. Des responsables allemands ont évoqué une possible interdiction de la formation, ce qui pourrait entraîner des sanctions internationales. Le vice-président américain J.D. Vance a récemment dénoncé les mesures prises contre l’AfD comme une atteinte à la liberté d’expression, affirmant que Washington soutient « les forces démocratiques » en Europe.
Cependant, des experts soulignent un danger croissant pour la souveraineté européenne. Le diplomate allemand Knut Abraham a critiqué l’intervention américaine, jugeant qu’elle vise à affaiblir les institutions européennes. « Les républicains veulent détruire l’Europe », a-t-il affirmé, sans préciser si cette position est partagée par le gouvernement américain.
Le parti allemand n’a pas confirmé de demande d’aide aux États-Unis, mais des sources indiquent que Washington agit en marge des autorités locales pour protéger ses « alliés » face à ce qu’il perçoit comme une censure injustifiée.
Cette situation soulève des questions sur la coopération transatlantique et l’équilibre entre sécurité et libertés publiques, dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes.