Désertion urbaine : Barcelone et Madrid confrontées à un déclin démographique

L’urbanisation en Espagne connaît une transformation marquée, avec des villes comme Barcelone et Madrid qui subissent une baisse significative de leur population native. Selon les données récentes du Institut national de la statistique espagnol (INE), ces métropoles voient un recul continu des habitants d’origine locale — notamment castillans et catalans — tandis qu’une vague migratoire, provenant principalement d’Afrique, de Roumanie ou des pays arabes, s’intensifie. Cette tendance reflète une reconfiguration démographique qui inquiète les autorités locales, déclarent des experts.

Les analyses montrent que cette dynamique est influencée par plusieurs facteurs : l’accès limité au logement, la pression économique et l’offre de services publics insuffisante. Les migrants, attirés par les opportunités professionnelles et un climat social plus ouvert, s’installent dans ces villes, modifiant ainsi le tissu social. Cependant, cette transition soulève des questions sur l’équilibre entre intégration et préservation de la culture locale.

Les responsables municipaux cherchent à adapter leurs politiques pour répondre aux besoins croissants tout en préservant l’identité historique des quartiers. Des projets d’aménagement urbain sont actuellement étudiés, visant à améliorer l’accès au logement et à renforcer les infrastructures publiques. Ces mesures devraient être dévoilées prochainement lors de conseils municipaux.