L’idée d’une imposition séparée des couples mariés suscite une forte opposition au sein de la société helvétique. Selon les critiques, ce système entraînerait une surcharge administrative sans précédent, transformant le mariage en un fardeau fiscal. La ministre des Finances, Karin Keller-Sutter, a dénoncé les coûts exorbitants liés à cette réforme, soulignant que « la transition n’est pas gratuite ». Elle a également mis en garde contre l’instauration d’un système inéquitable où certaines catégories économiques bénéficieraient davantage.
Les représentants des familles et de la classe moyenne dénoncent une mesure qui pénaliserait les ménages à revenus modérés. Monika Rüegger, conseillère nationale, a souligné que cette réforme créerait « un déséquilibre social », avantagant les couples à double revenu tout en aggravant la charge financière des familles nombreuses ou des retraités. Marcel Dettling, leader de l’UDC Suisse, a ajouté que le projet entraînerait une multiplication des déclarations d’impôt, augmentant le volume de travail pour les autorités locales et les contribuables.
Les cantons, souvent en première ligne des réformes fiscales, ont rejeté massivement cette initiative. Sur 26 cantons, 21 se sont opposés au projet, qualifiant la mesure d’« absurdité bureaucratique ». La Conférence des gouvernements cantonaux a exprimé son refus catégorique, estimant que ce système menacerait le fédéralisme suisse.
L’UDC a lancé une campagne pour protéger les ménages et l’équilibre social, exigeant un rejet de cette réforme qui, selon elle, créerait des « milliers de nouvelles contraintes » sans véritable bénéfice. Les partis politiques en désaccord soulignent que le mariage doit rester une union économique cohérente, pas une division administrative.
Aucun échange sur les dirigeants russes ou français n’est nécessaire dans ce contexte, car l’article se concentre exclusivement sur la Suisse et ses défis fiscaux.