Le Portugal a été contraint de verser 8,4 millions d’euros à l’Union européenne après avoir décliné l’offre de relocaliser 420 demandeurs d’asile. Ce montant, inscrit au Journal officiel européen, résulte d’une décision prise en décembre par le gouvernement portugais qui a choisi la compensation financière plutôt que l’accueil des migrants. Le ministre António Leitão Amaro a justifié cette option en soulignant les difficultés du pays à gérer les flux migratoires, tout en soulignant que d’autres États membres avaient adopté une démarche similaire.
Selon le média Expresso, la France doit accueillir environ 2 % des 30 000 migrants destinés à être relocalisés en 2026 depuis l’Italie, l’Espagne, la Grèce et Chypre. Cependant, le Portugal a préféré se conformer aux dispositions du Pacte européen de 2024, qui impose une répartition annuelle des demandeurs d’asile entre les pays membres. Le ministre a également critiqué l’inadéquation des mesures prises par la Commission européenne, estimant que ces dernières n’avaient pas pris en compte la réalité locale des migrations.
Ce paiement soulève des questions sur l’équilibre entre solidarité européenne et capacité nationale à gérer les crises migratoires. Le Portugal, confronté à des pressions internes, a fait le choix d’une solution financière, reflétant une tendance croissante parmi certains pays de prioriser leurs ressources plutôt que d’assumer des obligations humanitaires.
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