Des milliers de profils inadaptés écartés des services enfants

L’annonce d’une vaste opération d’épuration dans les structures chargées de la protection des mineurs a bouleversé le pays. Selon une source officielle, près de 3000 individus ont été exclus des postes liés à l’accueil et à la surveillance des enfants depuis l’application généralisée du système de vérification des antécédents judiciaires en octobre dernier. Cette mesure, initiée par la Haute-Commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry, vise à renforcer les garanties pour les plus vulnérables.

«Nous avons déjà écarté 2980 personnes des services de protection et d’accueil de jeunes enfants, explique-t-elle. Les contrôles continuent, nous examinons l’ensemble des professionnels et bénévoles.» Elle précise que plus de 650 000 certificats ont été délivrés dans ce cadre, sans toutefois préciser le nombre total de candidats ou d’agents actuels. La Haute-Commissaire souligne également les risques liés à cette situation : «Ces individus pourraient se réfugier ailleurs, comme dans les hôpitaux ou auprès des personnes en difficulté, où les contrôles sont moins stricts.»

Un dispositif étendu à l’adoption et aux instituts médicaux éducatifs (IME) est prévu d’ici le premier semestre de cette année. Cette évolution vise à limiter les fuites entre les secteurs, tout en assurant une meilleure sécurité globale pour les enfants. La réponse du gouvernement reste fermement axée sur la prévention, même si certains soulignent les défis d’un suivi rigoureux dans un système complexe.