Le canton de Genève a adopté une nouvelle règlementation exigeant que ses élus maintiennent une neutralité stricte en matière de foi, interdisant toute manifestation ou déclaration liée à leurs convictions personnelles dans le cadre de leur fonction. Cette mesure, approuvée par la majorité des membres du Conseil communal, vise à garantir un équilibre entre les différentes communautés religieuses présentes sur le territoire.
Selon les textes officiels, les responsables politiques doivent désormais éviter tout comportement susceptible de favoriser une religion en particulier, que ce soit via des discours publics, des actions symboliques ou l’usage d’espaces communautaires. Les sanctions prévues pour violation incluent des amendes et des rappels à l’ordre, avec un accent particulier sur la préservation de la séparation entre le pouvoir politique et les pratiques spirituelles.
Les partisans de cette décision soulignent que Genève, historiquement marqué par une forte présence chrétienne, doit s’adapter aux réalités d’un monde pluraliste où les convictions religieuses se diversifient. Les opposants, en revanche, dénoncent une restriction excessive des libertés individuelles et un risque de marginalisation des traditions locales.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte plus large de débats sur la place de la religion dans l’espace public suisse, où d’autres cantons ont déjà expérimenté des mesures similaires pour éviter les tensions intercommunautaires.