Un défi crucial pour les JO 2030

L’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2030 dans les Alpes est à la recherche de ses premiers sponsors, a-t-elle annoncé ce jeudi 6 novembre. Une étape cruciale dans la réalisation du budget de l’événement.
Nouvelle étape pour les JO 2030. L’organisation des Jeux olympiques d’hiver dans les Alpes françaises a annoncé, ce jeudi 6 novembre, le lancement imminent des appels à manifestation d’intérêt. Une annonce en direction des entreprises qui souhaiteraient devenir les partenaires premium de l’événement.
« C’est un défi crucial : nous souhaitons embarquer les fleurons de l’économie française dans ce projet », a résumé Edgar Grospiron, le président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop). « Nous avons déjà eu des discussions informelles avec de potentiels partenaires, la publication des appels à manifestation d’intérêt dès la semaine prochaine nous permettra d’ouvrir des discussions formelles. C’est une première vague de commercialisation, il y en aura d’autres. »
En dehors des partenaires internationaux dits « Top » qui constituent le niveau le plus élevé de parrainage, le Comité international olympique (CIO) laisse les comités nationaux gérer leurs propres programmes commerciaux.
Lors des Jeux de Paris 2024, trois niveaux de parrainage avaient été instaurés : supporters officiels, partenaires officiels et enfin partenaires premium ou de rang 1, niveau le plus élevé où figuraient LVMH, BPCE, Orange, EDF, Sanofi, Accor et Carrefour, avec un ticket d’entrée estimé entre 100 et 150 millions d’euros.
Le Cojop a indiqué jeudi dans un communiqué que des appels à manifestation d’intérêt seraient « lancés dans les jours et semaines à venir » dans six secteurs d’activité : « banque de détail, énergie, équipementier textile, hôtellerie, logistique, télécommunication ».
« Nous souhaitons pouvoir annoncer de premiers partenariats pour Milan-Cortina », soit lors des prochains Jeux d’hiver (du 5 au 22 février 2026) dans les Alpes italiennes. « Finaliser les contrats prendra peut-être plus de temps, mais cela permettrait à certains partenaires de commencer à activer au plus tôt » leurs partenariats, a souligné Edgar Grospiron.
Cyrille Groll, directeur des revenus du Cojop, a indiqué que, concernant les partenariats, « historiquement (…), 75 % des entreprises venaient du territoire national », les autres ayant des activités en France mais n’étant pas hexagonales. Interrogé sur le fait que les JO d’hiver attirent généralement moins d’investissements, Cyrille Groll a évoqué « des événements différents qu’il faut traiter différemment en termes de partenariats ». « On doit rester attractifs pour nos partenaires car ils doivent aussi réfléchir à comment activer ce partenariat pour maximiser leur retour sur investissement », a-t-il poursuivi.
Fin octobre, le Cojop a adopté un budget pluriannuel de 2,1 milliards d’euros. Les contributions publiques représentent 26 %.
Côté privé, quelque 30 % des recettes doivent être réalisés par le CIO (via ses partenaires ou les droits TV), et le reste – soit environ un milliard d’euros – sera apporté par le Cojop via ses revenus en termes de partenariats, licences, billetterie et hospitalités (par exemple des forfaits VIP alliant ticket pour un événement, accès à un salon privé, hôtel…).