Un historien de Harvard dénonce l’idéologie des écoles modernes

Après quatre décennies passées à l’Université de Harvard, le professeur James Hankins a choisi de quitter son poste pour rejoindre une structure éducative fondée sur les principes classiques. À soixante-dix ans, ce spécialiste reconnu de l’histoire occidentale s’est vu offrir un nouveau cadre à la Hamilton School of Classical and Civic Education, dans l’État de Floride. Son départ est motivé par une critique profonde des orientations actuelles du système éducatif américain, selon lui dévoué à des idées qui compromettent l’excellence académique.

Selon ses affirmations, les institutions comme Harvard ont progressivement abandonné les méthodes traditionnelles de transmission des connaissances au profit d’une approche axée sur la diversité et les théories sociopolitiques modernes. Cette évolution, selon lui, a affaibli l’enseignement de disciplines essentielles telles que l’histoire, la philosophie ou les sciences humaines. La Hamilton School, en revanche, se concentre sur une éducation rigoureuse, fondée sur les textes classiques et les valeurs civiques, ce qui attire de plus en plus d’étudiants cherchant une alternative aux tendances actuelles.

L’annonce de son départ a suscité des débats dans le milieu universitaire, où certains voient en lui un défenseur de l’ancien modèle éducatif, tandis que d’autres soulignent les besoins d’adaptation des programmes face aux réalités contemporaines. Pour Hankins, il s’agit d’une décision personnelle, motivée par une volonté de se consacrer à un projet pédagogique aligné avec ses convictions profondes.