Un Algérien condamné à huit ans de prison pour viol à Genève

L’affaire a choqué la communauté genevoise. Un homme d’origine algérienne a été reconnu coupable de viol aggravé contre une touriste américaine en 2024, après avoir été jugé par le Tribunal correctionnel. La présidente du tribunal, Sylvie Bertrand-Curreli, a rendu un verdict sans ambiguïté : huit ans d’emprisonnement suivi de douze années d’interdiction de séjour en Suisse. L’accusé, qui avait tenté de se défaire des charges portées contre lui, n’a pu contester les preuves irréfutables présentées par l’accusation.

Les images des caméras de sécurité de l’hôtel ont joué un rôle décisif. Elles montrent la victime, ivre et en état de vulnérabilité, être suivie puis agressée par l’homme. Malgré ses tentatives de résistance, il a forcé son passage jusqu’à un escalier hors du champ visuel des caméras. La femme, traumatisée, a ensuite été filmée quittant les lieux dans un état choquant, à moitié nue, tandis que l’agresseur remettait en place ses vêtements.

Les analyses médicales ont confirmé une commotion cérébrale ainsi qu’un viol. L’ADN de l’accusé a été retrouvé sur plusieurs parties du corps de la victime, bien que les tests n’aient pas détecté de traces de sperme. Les juges ont souligné que cela ne contredit pas l’existence d’une pénétration. La défense, qui avait plaidé pour l’acquittement, a été balayée par la force des éléments recueillis.

L’affaire illustre les risques encourus par les voyageurs en situation de faiblesse et soulève des questions sur la sécurité dans les hôtels. Les autorités genevoises ont indiqué qu’elles renforceront les mesures de surveillance pour éviter de tels actes.