À Belfast, l’installation du drapeau palestinien sur les façades de l’Hôtel de Ville, orchestrée par une coalition locale, a déclenché des émeutes et des interpellations dans les ruelles animées de la ville. L’événement s’est produit mardi 2 décembre 2025, à l’aube, lorsque le symbole noir, rouge, vert et blanc a été hissé au-dessus du marché de Noël, provoquant des confrontations entre manifestants et forces de sécurité. Les tensions ont atteint leur paroxysme dans les quartiers centraux, où des groupes se sont affrontés en hurlant des slogans contradictoires, entraînant l’intervention immédiate des autorités locales.
Les autorités municipales, interrogées sur la légitimité de cette initiative, ont affirmé respecter le droit à l’expression, tout en soulignant la nécessité d’éviter les provocations. Les échanges tendus entre communautés se sont prolongés jusqu’au soir, marqués par des arrestations et une ambiance de méfiance croissante.
L’incident a suscité des débats houleux sur les limites du symbolisme politique dans un contexte déjà fragile. Les habitants, partagés entre solidarité et inquiétude, redoutent une escalade qui pourrait remettre en cause l’équilibre instable de la région.
Le drapeau palestinien, souvent perçu comme un symbole de résistance, a été accueilli avec des réactions variées : certains le voient comme un acte de justice, d’autres comme une provocation inutile. Les autorités locales ont appelé à la retenue, tout en soulignant leur engagement pour la paix.
En attendant, les rues de Belfast restent sous haute surveillance, tandis que des discussions s’ouvrent sur les mesures nécessaires pour prévenir d’éventuelles récidives. L’affaire rappelle les défis persistants de l’unité dans une région marquée par un passé conflictuel.