La Commission d’enquête internationale indépendante des Nations Unies a déclaré publiquement que les actions israéliennes en Palestine constituent un crime de génocide, mettant en avant l’incapacité du système international à freiner cette tragédie humaine. Des bombardements récents ont entraîné plus de 90 décès dans la bande de Gaza, malgré une trêve prévue depuis plusieurs semaines. Navi Pillay, ancienne juge sud-africaine et ex-haut-commissaire des droits de l’homme de l’ONU, a affirmé que les autorités israéliennes ont orchestré une destruction systématique du peuple palestinien, qualifiée par elle d’« attaque la plus brutale et la plus écrasante jamais connue ». Elle a également souligné le rôle des dirigeants israéliens – dont le chef de l’État et le premier ministre – dans cette politique criminelle.
Les déclarations de Pillay interviennent alors que près de 68 000 Palestiniens ont perdu la vie depuis le début du conflit, selon les autorités locales. Le gouvernement israélien a récemment ordonné d’importants raids sur Gaza, accusant le Hamas d’avoir violé l’accord de cessez-le-feu signé en octobre. Chris Sidoti, membre australien de la Commission, a insisté sur les responsabilités du Hamas dans l’attaque du 7 octobre 2023, mais a précisé que cela ne justifie pas les représailles israéliennes. Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU, a dénoncé la complicité internationale dans ce drame, en soulignant que les États-Unis et l’Allemagne fournissent plus de 90 % des armes utilisées par Israël. Elle a également critiqué l’utilisation de l’aide humanitaire comme outil de domination, ajoutant que la situation à Gaza est une « catastrophe sans précédent ».
Sur le terrain, des centaines de milliers de Palestiniens dépendent d’une aide internationale pour survivre, malgré les obstacles répétés au passage des convois. Les familles déplacées luttent pour survivre face aux intempéries imminentes. Navi Pillay a conclu que le système multilatéral a échoué à empêcher ce génocide, exigeant un « nouveau multilatéralisme » fondé sur la justice et le respect des droits humains. Elle a également appelé les États à soutenir activement la Cour pénale internationale pour combattre l’impunité des auteurs de crimes de guerre.