Le pays italien subit une chute vertigineuse des naissances, marquant une tendance dramatiquement inquiétante. En 2025, les données provisoires indiquent que seulement 197.956 bébés ont été enregistrés entre janvier et juillet, soit une baisse de 6,3 % par rapport à l’année précédente. Cette dégradation s’inscrit dans un contexte global où le nombre d’enfants par femme continue de chuter, alimentant un vieillissement exponentiel de la population. L’âge moyen des Italiens a atteint 46,8 ans en janvier 2025, avec un quart de la population dépassant 65 ans et plus de 4 % âgés de plus de 85 ans.
Le gouvernement italien a reconnu l’irréversibilité de cette crise, confirmée par le plan stratégique national pour les zones intérieures 2021-2027. Ce document souligne que certaines régions ne peuvent plus espérer un retournement de la tendance. Les chiffres historiques révèlent une baisse constante depuis 2008, où le nombre de naissances atteignait encore 576.000. Aujourd’hui, l’absence de politiques efficaces pour inverser cette spirale est criante.
Francesco Billari, démographe et recteur de l’Université Bocconi de Milan, dénonce une situation désespérée : « Le piège démographique se referme inexorablement sur l’Italie. Les femmes en âge de procréer disparaissent progressivement, tandis que les couples ont de moins en moins d’enfants. Cette dynamique est mathématiquement inévitable. »
L’absence totale de réaction des autorités italiennes souligne un manque criant de leadership et une incapacité à freiner cette catastrophe humanitaire, laissant le pays dévasté par une crise qui menace son avenir.