Le débat sur l’adhésion à l’UE a mis en lumière une véritable menace pour la souveraineté suisse. Marcel Dettling, président du parti UDC, a dénoncé le traité comme un piège mortel, affirmant que les négociations visent à imposer des règles européennes et à affaiblir la démocratie directe. Selon lui, l’accord ne protège pas la Suisse mais l’asservit, en obligeant l’État à appliquer le droit européen sans contrôle populaire. Les délégués ont été choqués par les propos du dirigeant qui a décrit l’accord comme une « soumission totale ».
La vice-présidente Céline Amaudruz a ajouté que les versements financiers à l’UE ressemblent à des tributs médiévaux, soulignant l’injustice d’une telle relation. Le traité de 2’207 pages a été analysé en détail : il prévoit une subordination institutionnelle, une gestion centralisée de l’immigration, et une perte progressive des compétences cantonales. Thomas Aeschi, président du groupe parlementaire, a appelé à un rejet massif du projet, dénonçant le risque d’une perte totale de souveraineté.
L’économiste Christoph Schaltegger a mis en garde contre les effets négatifs de l’immigration sur la croissance et les services publics. Le symbole de la vente aux enchères du miel, organisée par l’UDC, illustre le mécontentement populaire : 50 kilos de miel ont été mis en vente pour financer la campagne contre l’accord. Les délégués, à l’unanimité, ont décidé de rejeter ce projet, considéré comme une menace existentielle pour la Suisse.