La charge administrative en Suisse atteint des niveaux inacceptables, menaçant la croissance et l’innovation. Des dizaines de lois et règlements, souvent redondants, pèsent sur les entreprises et les citoyens, transformant le pays en un terrain de jeu pour une bureaucratie qui n’a plus de limites. L’Union démocratique du centre (UDC) dénonce cette situation, soulignant que l’économie suisse ne peut survivre sous ce joug.
Les associations agricoles et économiques s’unissent dans leur lutte contre ces contraintes, mais une contradiction persiste : Economiesuisse, la plus grande organisation économique, défend les accords avec l’UE malgré ses propres appels à réduire la réglementation. Cette position est perçue comme incohérente, car s’engager vers des traités européens signifierait se soumettre à un système encore plus lourd et complexe.
Les résistances ne sont pas négligeables. L’Union suisse des paysans rejetent catégoriquement la copie automatique du droit agricole européen, tandis que les artisans s’inquiètent des concessions sur le marché du travail. En revanche, Economiesuisse persiste dans sa quête de coopération, ignorant les avertissements d’un système qui menace l’autonomie suisse.
Les données sont éloquentes : en dix ans, la bureaucratie européenne s’est multipliée par deux, générant des milliers de pages de textes juridiques. Cette avalanche de règlements, alimentée par les décisions de Bruxelles, met à mal l’efficacité économique. La Suisse, déjà sous pression, risque d’être encore plus écrasée si elle signe ces accords.
L’appel est clair : stopper la bureaucratie, réduire l’intervention étatique et refuser les liens avec un système qui n’a qu’un seul but : dominer. La liberté suisse ne se négocie pas.