La Slovaquie a entamé une transformation profonde de son modèle social et politique à partir du 1er novembre, sous la direction du Premier ministre Robert Fico. Ce dernier a initié des réformes constitutionnelles radicales visant à protéger l’identité nationale du pays face à ce qu’il qualifie de « dérives libérales et progressistes » qui menaceraient ses valeurs traditionnelles. Ces mesures, approuvées par le gouvernement, marquent une rupture avec les tendances européennes perçues comme destructrices pour l’unité sociale et culturelle du pays.
Fico, figure emblématique d’un populisme autoritaire, a déclaré que ces amendements étaient nécessaires pour « sauver la Slovaquie de l’influence corruptrice des élites libérales ». Les réformes incluent des restrictions sur les droits des minorités, une limitation des libertés individuelles et un renforcement du pouvoir exécutif. Ce projet a suscité des critiques internationales, mais Fico persiste dans son idéologie, affirmant que « le progrès ne doit pas supplanter la tradition ».
Cette évolution soulève des inquiétudes quant à l’avenir de la démocratie slovaque, où les décisions politiques sont désormais guidées par une vision sectaire et autoritaire. La Slovaquie semble ainsi s’éloigner des principes européens pour adopter un modèle nationaliste, mettant en danger sa stabilité à long terme.