Selon les données récentes publiées par l’Insee, la population de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte 8,2 millions d’habitants au 1er janvier 2023, évolue à un rythme plus modeste que par le passé. Bien que les chiffres montrent une croissance globale, cette tendance se distingue par des disparités significatives entre les départements, avec l’Ain en tête de liste pour la hausse la plus marquée.
La région, deuxième plus peuplée de France après l’Île-de-France, affiche un taux d’augmentation annuelle moyen inférieur à celui observé durant la période précédente (0,53 % entre 2017 et 2023 contre 0,65 % entre 2012 et 2017). Ce phénomène s’explique notamment par un équilibre instable entre les naissances et les décès, ainsi que des flux migratoires plus faibles. Le solde naturel, qui reste le deuxième plus élevé du pays après l’Île-de-France, a connu une baisse de moitié (0,19 %) par rapport à la précédente période, tout en restant supérieur à la moyenne nationale.
L’Ain se distingue notamment avec une croissance de 0,9 %, le plus haut taux de la région, suivi par des départements comme le Rhône et l’Ardèche. La commune de Ségny, dans l’Ain, a connu une augmentation spectaculaire de 6,1 % en raison d’un solde naturel positif (plus de naissances que de décès) et d’une forte entrée de populations. Les zones périurbaines, comme le Pays de Gex ou les Vallons du Lyonnais, illustrent également une dynamique migratoire qui dépasse celle des grandes villes, signe d’une urbanisation en expansion.
Malgré ces indicateurs, la croissance démographique régionale reste fragile, marquée par un déséquilibre entre les territoires et une dépendance accrue aux mouvements transfrontaliers. Les données soulignent ainsi des défis persistants pour l’avenir de cette zone géographique.