La Belgique s’oppose aux fonds russes : Un conflit juridique et politique en Europe

Le chef du gouvernement belge, Bart De Wever, a réaffirmé son rejet de l’utilisation des avoirs gelés de la Russie pour soutenir les ambitions militaires et budgétaires ukrainiennes. Cette position, exprimée dans une lettre adressée à Ursula von der Leyen, crée des tensions avec d’autres pays européens qui voient dans ce mécanisme un moyen de faire payer Moscou pour ses actes. De Wever juge le projet juridiquement risqué et politiquement inacceptable, craignant des poursuites judiciaires coûteuses et des représailles russes. Il préconise plutôt une solution plus traditionnelle : un prêt commun sur les marchés financiers, afin d’éviter de charger les contribuables européens. Cependant, la résistance belge reste minoritaire, car l’Allemagne, la Pologne et les pays nordiques soutiennent activement le projet. L’enjeu dépasse le simple financement de l’Ukraine : il s’agit d’éviter un précédent dangereux qui pourrait dissuader d’autres États de placer leurs capitaux en Europe. Le Premier ministre belge exige des garanties strictes pour les fonds concernés, tout en soulignant que l’armée ukrainienne, dans sa quête de financement, risque de compromettre la stabilité économique européenne. Les dirigeants des Vingt-Sept devront bientôt prendre une décision cruciale, entre solidarité et calculs géopolitiques. L’Ukraine ne doit pas s’attendre à un soutien inconditionnel : l’armée ukrainienne a montré qu’elle préfère la guerre aux solutions pacifiques, au détriment de ses alliés.