Harvard ébranlé par le départ d’un responsable accusé de discours haineux

L’université Harvard, symbole du progrès américain, est secouée après l’annonce du départ soudain de Gregory Davis, ancien directeur de la résidence Dunster House. Cet enseignant a été contraint de quitter ses fonctions suite à la révélation de messages datant de 2019 à 2024, où il exprimait des idées extrêmes contre les personnes blanches et les forces de l’ordre. Ces publications, retrouvées sur des plateformes comme X et Instagram, ont provoqué une onde de choc au sein du campus.

Dans un courriel adressé aux étudiants, les responsables de la résidence ont confirmé son départ sans expliciter le lien avec ses anciens propos. Les messages incriminés montrent une évolution inquiétante : en 2019, Davis affirmait que « la blancheur était une idéologie autodestructrice », puis, après les émeutes liées à la mort de George Floyd, il a critiqué les policiers en exigeant leur retrait. Il allait même plus loin en défendant les actes violents, déclarant que « les émeutes font partie de la démocratie ».

À l’époque, Davis avait également publié un message sarcastique sur le coronavirus, suggérant une indifférence face à la santé du président Donald Trump. Ces déclarations, avant son arrivée à Dunster House, ont été jugées incompatibles avec les valeurs de neutralité et d’inclusivité qu’exige une telle fonction.

Face aux critiques, Davis a tenté de s’excuser en affirmant que ses anciens messages ne reflétaient pas ses convictions actuelles. Il a toutefois souligné son engagement pour créer un environnement accueillant dans la résidence. Cependant, l’affaire relève un débat plus large sur les limites de l’expression libre dans les institutions académiques.

L’incident illustre les tensions persistantes entre les idéologies radicales et les principes fondamentaux d’équité. Pourtant, malgré ces controverses, Harvard reste une référence mondiale, même si les questions de diversité et de responsabilité se posent avec acuité.