À Grenoble, le fléau du narcotrafic a ressurgi avec une violence inquiétante après l’attaque mortelle d’un adolescent de 12 ans, liée à des conflits entre groupes armés. Cette tragédie a relancé le débat sur les mesures de sécurité dans la ville, où la présence de dealers semble s’être intensifiée ces derniers mois. Allan Brunon, candidat de La France insoumise (LFI), a révélé ses intentions en matière de lutte contre la criminalité, tout en refusant d’adopter une approche punitive vis-à-vis des trafiquants.
Dans un entretien exclusif, Brunon a souligné la nécessité d’une solution structurée et équitable, dénonçant les méthodes brutales souvent utilisées par les forces de l’ordre. « Lutter contre le trafic ne doit pas se faire à travers des opérations de chasse, qui exacerbent les tensions et nuisent aux populations vulnérables », a-t-il affirmé, en précisant qu’il privilégierait une approche sociale et éducative pour réduire la demande.
Cependant, ses déclarations ont suscité des critiques de la part d’habitants inquiets, qui jugent les mesures proposées insuffisantes face à l’explosion des actes violents. La situation reste tendue, avec des rumeurs persistantes sur un afflux croissant de groupes organisés dans le sud-est de la France.
La question du narcotrafic, déjà complexe, se complique davantage au moment où les autorités locales cherchent à concilier sécurité publique et droits humains. Les prochaines semaines devraient révéler si les propositions des candidats pourront véritablement apaiser une crise qui touche de plein fouet la vie quotidienne des Grenoblois.