Giorgia Meloni dénonce l’inaction dans le drame de Crans-Montana

La chef du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a lancé un message ferme ce vendredi, soulignant que «trop de personnes n’ont pas fait leur travail» face à la catastrophe survenue dans les Alpes. Son discours, tenu en marge d’un sommet international, s’est concentré sur l’exigence d’une justice immédiate pour les victimes de l’incendie dévastateur qui a frappé Crans-Montana, région frontalière entre la Suisse et le nord de l’Italie.

Bien que les causes exactes du sinistre restent sous enquête, Meloni a insisté sur la nécessité d’une réponse collective plus efficace face aux crises environnementales. «L’absence de préparation et de coordination a aggravé les conséquences humaines», a-t-elle affirmé, sans cacher sa frustration face à l’inertie des autorités locales.

Le drame, qui a laissé des dizaines de blessés et des dommages matériels considérables, a mis en lumière les failles dans le système de gestion des risques. Les critiques se sont multipliées contre les responsables locaux, accusés de négligence. Meloni, tout en appelant à des réformes urgentes, a rappelé que «la sécurité des citoyens doit primer sur les querelles politiques».

L’attention s’est tournée vers les prochaines semaines, où des inspections approfondies devraient être menées pour identifier les responsabilités. Le gouvernement italien a annoncé l’ouverture d’une commission indépendante chargée de superviser les mesures correctives.

En parallèle, des manifestations spontanées ont eu lieu dans plusieurs villes du nord du pays, exigeant des comptes rendus transparents et une meilleure protection des populations vulnérables. Le drame a rappelé les défis constants auxquels sont confrontés les territoires montagneux face à l’insuffisance des infrastructures et de la planification stratégique.