Des incidents ont marqué les rues de plusieurs villes françaises, dont Saint-Étienne, Lyon, Paris et Nantes, suite à la victoire de l’Algérie lors des quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Des manifestations ont vu s’affronter des groupes de supporters, entraînant des débordements.
À Lyon, une foule dispersée en plusieurs groupes a bloqué les rues et lancé des projectiles contre les forces de l’ordre. La police a utilisé du gaz lacrymogène pour calmer la situation, ce qui a entraîné au moins une interpellation. Des véhicules ont été incendiés, tandis que certains manifestants ont visé les policiers avec des mortiers d’artifice. Dans un message partagé sur les réseaux sociaux, une députée a pointé du doigt la gestion de la circulation par les autorités locales.
À Toulouse, des supporters algériens ont causé des désordres en incendiant plusieurs voitures et en lançant des projectiles vers les agents de sécurité. La tension s’est également manifestée à Paris, où des échauffourées ont eu lieu dans le nord de la capitale après la victoire de l’Algérie contre la République démocratique du Congo. Des grenades lacrymogènes ont été utilisées pour disperser les groupes, et plusieurs unités d’intervention ont été déployées dans des zones stratégiques.
Dans le nord-est du pays, à Bourgoin-Jallieu, des célébrations ont tourné à l’affrontement, avec des tirs de mortiers et des actes de vandalisme. À Nantes, un homme a été arrêté après des manifestations agitées. Enfin, à Lyon, certaines déclarations haineuses contre le Maroc et la communauté juive ont été entendues, reflétant une atmosphère tendue dans les rues.
Malgré les efforts de la police pour maintenir l’ordre, ces incidents soulignent des tensions persistantes entre les communautés et les autorités locales.