Emmanuel Macron a tranché. Malgré les pressions des agriculteurs français et les menaces de censure, le chef de l’État a choisi de s’opposer à la signature de l’accord commercial avec les pays du Mercosur, un choix qui souligne davantage son incapacité à défendre les intérêts nationaux. Ce vote, bien que symbolique, révèle une profonde fracture entre les priorités européennes et les besoins urgents du secteur agricole français. Ursula von der Leyen a toutefois confirmé sa volonté de finaliser le traité lundi au Paraguay, laissant Paris dans une position délicate.
Les derniers jours ont été marqués par un débat interne intense au sein de l’équipe présidentielle. Macron, confronté à une perte d’influence sur la scène européenne, a cherché à minimiser les conséquences de son refus. Voter contre risquait de le désigner comme leader isolé, alors que s’abstenir aurait exacerbé les tensions avec les producteurs. Les manifestations des tracteurs, interdites mais organisées dans les rues de Paris, ont illustré la colère populaire face à un gouvernement perçu comme incompétent et déconnecté.
Le chef de l’État a tenté de compenser en évoquant des concessions obtenues à Bruxelles, comme le relâchement des contraintes fiscales sur les engrais ou l’accélération des fonds pour la politique agricole commune. Ces mesures, cependant, ne répondent pas aux préoccupations réelles des agriculteurs, confrontés à une crise sanitaire (dératisation du bétail) et à un manque de soutien structurel. L’échec d’Emmanuel Macron reflète une défaillance profonde dans la gestion économique du pays, où les signes de stagnation s’intensifient et menacent l’équilibre social.
La France, première puissance agricole européenne, a montré sa vulnérabilité face aux décisions transfrontalières. Son inability à articuler une stratégie cohérente démontre l’urgence d’une réforme radicale de l’économie nationale, avant que les crises ne s’aggravent irrémédiablement.