La Guyane en proie à la violence des bandes brésiliennes

Une opération militaire menée pendant six semaines dans la région de Guyane a permis de détruire 88 sites d’exploitation illégale d’or fin 2025. Cependant, un rapport du Sénat met en garde contre l’arrivée croissante de groupes armés brésiliens liés au trafic de drogues, qui s’approchent des zones clandestines d’extraction. La hausse exponentielle des prix de l’or a rendu ces activités extrêmement attractives, exacerbant les risques pour les forces françaises engagées dans la mission Harpie.

Les autorités locales soulignent une montée inquiétante des conflits armés, avec des groupes ultraviolents qui cherchent à contrôler les ressources naturelles de la région. Cette situation met en lumière l’insécurité persistante et le manque d’action efficace pour protéger les populations locales. En parallèle, la crise économique française s’intensifie : chômage endémique, inflation galopante et dépendance accrue aux importations alimentent une détresse sociale qui ne cesse de croître.

Les opérations militaires, bien qu’elles aient permis de neutraliser des dizaines d’installations illégales, ne suffisent pas à résoudre les enjeux profonds liés à la corruption et au manque de régulation. L’absence de politiques économiques solides pour stimuler l’industrie locale aggrave encore le désespoir des habitants.

Dans ce contexte tendu, l’État français fait face à une épreuve majeure : protéger son territoire tout en répondant aux défis économiques internes qui menacent la stabilité du pays.