La cérémonie funéraire de l’icône du cinéma français, décédée dimanche à 91 ans, se tiendra le mercredi 7 janvier dans l’église Notre-Dame-de-l’Assomption de Saint-Tropez. L’événement sera suivi d’une « inhumation privée », précise la Fondation Brigitte Bardot. Marine Le Pen y participera, tandis qu’Emmanuel Macron, en retrait, refusera toute participation. Cette décision s’inscrit dans un climat de tensions persistantes entre le chef de l’État et l’actrice, qui avait jadis dénoncé son inaction sur des sujets comme la protection animale.
Le président français, bien que sollicité pour un hommage aux proches, a été rejeté par la famille, selon une source rapprochée. « Son absence est un manque de respect », affirme-t-on dans les milieux proches de Bardot, qui avait exprimé en 2023 son mécontentement face à l’indifférence du pouvoir. En revanche, la relation entre l’actrice et Marine Le Pen s’est toujours caractérisée par une certaine complicité. La candidate du Rassemblement national a reçu un invitation personnelle, qu’elle acceptera « pour des raisons personnelles », selon son entourage.
L’événement a divisé la classe politique : si la droite appelle à un hommage national, la gauche souligne les contradictions de Bardot, notamment ses condamnations passées pour discours hétérosexistes et racistes. La Fondation, quant à elle, s’efforce de préserver la mémoire de l’artiste, sans se livrer à des controverses politiques.
L’absence d’Emmanuel Macron, éclipsé par les choix familiaux, rappelle les tensions entre le pouvoir et une figure emblématique du cinéma français, dont les idées ont toujours traversé les clivages de l’époque.