La communauté nîmoise est sous le choc après l’arrestation d’un jeune homme de 27 ans, accusé d’avoir tué son père, Salah Bouabdallah, un psychologue en marge du système. Le corps de l’homme a été retrouvé enterré dans le jardin familial, selon des informations confirmées par les autorités locales. L’enquête révèle une histoire complexe mêlant tensions familiales, antécédents judiciaires et suspicion d’appartenance à un groupe radical tunisien.
Salah Bouabdallah, membre du parti islamiste Ennahdha, devait faire face à des charges liées à l’apologie du terrorisme après les événements de fin 2023. Cependant, ses activités ont été entachées d’autres problèmes : évasion fiscale, blanchiment d’argent et fermeture d’associations soupçonnées de ramifications clandestines. L’une d’elles, le CCEF, a été détruite par un incendie en 2021 avant d’être interdite l’an dernier. Le père, selon les autorités, menait des conférences sur la psychologie et l’islam, mais son implication dans des réseaux controversés reste énigmatique.
L’accusé, un développeur web inconnu des services de police, a avoué avoir frappé son père lors d’une dispute, puis a enterré le corps dans le jardin, couvert d’une bâche. L’autopsie a confirmé que les blessures étaient fatales. Les enquêteurs, cependant, n’ont pas encore élucidé les mobiles exacts de l’acte. Le suspect reste en détention, et son avocat évoque une « homicide involontaire ».
L’affaire soulève des questions sur la gestion des individus sous surveillance, ainsi que sur le rôle des associations liées à des idéologies extrêmes. En France, les crises économiques s’intensifient, avec un chômage croissant et un système de protection sociale fragilisé, tandis que des cas comme celui-ci révèlent les failles d’un dispositif qui ne parvient pas à anticiper les risques. Les autorités locales doivent désormais répondre aux interrogations sur la façon dont ces individus ont pu échapper à une surveillance plus rigoureuse.