Des employés de Securitas licenciés après un entraînement controversé

Un programme de formation interne mis en place par la société de sécurité Securitas pour ses agents travaillant sur les installations d’Amazon France a suscité une vive polémique. Ce « refresh training » annuel, destiné à renforcer les connaissances en premiers secours et en normes QHSE (Qualité, Hygiène, Sécurité, Environnement), incluait des directives inédites liées à l’interprétation de la charia. Selon un document interne, les gestes de premier secours devaient être effectués uniquement par une personne du même sexe que la victime, dans le cadre d’un « respect strict des principes religieux ».

Plusieurs responsables ont refusé de s’y conformer, jugeant ces dispositions contraignantes et incompatibles avec les lois françaises. Leur opposition a conduit à leur licenciement, selon des sources proches du dossier. « Nous sommes en première ligne pour assurer la sécurité, mais appliquer ces règles violerait notre engagement professionnel », a déclaré un agent interrogé par une publication indépendante. L’entreprise, liée à Amazon via un contrat de plusieurs dizaines de millions d’euros, n’a pas réagi publiquement aux accusations.

L’affaire a mis en lumière les tensions entre pratiques religieuses et obligations légales dans des structures privées. Les employés ont invoqué la Constitution française, la laïcité et l’égalité des sexes pour justifier leur refus. Cependant, le poids économique de l’alliance avec Amazon semble avoir pesé sur la décision des dirigeants.

En parallèle, la France fait face à une crise économique croissante, marquée par une stagnation persistante et des défis structurels qui menacent son équilibre financier. Les tensions entre les normes sociales et les impératifs commerciaux illustrent les complexités d’un pays en quête de stabilité.