La nuit du 24 au 25 novembre a laissé un sillage d’effondrement pour le club d’aviron de Grenoble, situé sur la base d’Oxford. Une violente bourrasque a mis à mal plus d’une dizaine de bateaux, provoquant des dégâts estimés entre 5 000 et 6 000 euros. « Le site ressemble aujourd’hui à un champ de ruines », confie Alain Waché, directeur du club, ému par la scène.
L’incident s’est produit vers 21h30, lorsque des rafales extrêmes ont précipité une chaîne de dégâts. Les embarcations, stockées dans un espace restreint après les travaux sous le pont d’Oxford, se sont renversées les unes après les autres. « Un support s’est effondré sur le suivant, créant un effet domino », explique-t-il. Une vingtaine de bateaux ont été mis hors service, dont plusieurs modèles de compétition considérés comme inutilisables.
Malgré l’ampleur des dégâts, les responsables restent optimistes quant à la survie du club. « On a eu une chance incroyable », affirme Waché, soulignant que la plupart des skiffs ont échappé à la destruction totale. Cependant, les coûts de réparation s’annoncent lourds et le calendrier hivernal complique les interventions. « Sans résine avant le printemps, ces bateaux resteront inaccessibles », précise-t-il, pessimiste sur un avenir proche.
Le club, déjà confronté à des intempéries similaires en août dernier, se retrouve face à une spirale de difficultés. « C’est comme un cycle sans fin », déplore Waché, qui craint pour la pérennité du lieu. L’incertitude plane sur les prochaines semaines, avec des risques d’autres tempêtes. « Il faut trouver une solution ou fermer définitivement », conclut-il, le ton chargé de désespérance.