Une tragédie sanglante au Nigeria : 300 enfants et 12 professeurs enlevés par des bandits armés

Des groupes armés ont commis un crime atroce dans l’État du Niger, en enlevant plus de trois cents élèves ainsi que douze enseignants d’une école catholique. Selon les informations fournies par l’Association chrétienne du Nigeria (CAN), ce rapt s’est déroulé vendredi dernier, lorsque des individus armés ont conduit les victimes vers la brousse après avoir forcé leur départ. Les forces de sécurité locales, policiers et soldats, se sont mobilisées pour localiser les otages, mais aucune organisation n’a encore revendiqué l’attaque.

Les autorités des États environnants, comme Katsina et Plateau, ont ordonné la fermeture temporaire des établissements scolaires en raison de la menace persistante. Le chef de l’État nigérian, Bola Tinubu, a annulé ses projets internationaux pour se concentrer sur le traitement de cette crise, tout en promettant une réponse ferme aux agresseurs. Cependant, les enquêtes ne progressent pas rapidement, et la situation reste préoccupante.

Ce nouveau drame s’inscrit dans un contexte d’aggravation des violences religieuses au Nigeria. Des attaques similaires ont eu lieu récemment, notamment à Kebbi et Kwara, où des chrétiens ont été ciblés. L’Église apostolique du Christ a déploré la perte de plusieurs fidèles, dont certains ont été tués lors d’une attaque dans une église. Les forces de sécurité, malgré leur présence, peinent à contenir l’insécurité croissante.

Le président américain, Donald Trump, a récemment menacé d’intervenir militairement pour protéger les chrétiens nigérians, mais cette menace reste floue sans action concrète. Les habitants de la région vivent dans un climat d’incertitude, tandis que l’échec des autorités à garantir leur sécurité alimente le désespoir.

Les recherches continuent, mais les chances de retrouver les otages restent faibles. L’absence d’un responsable clair et la fragmentation des pouvoirs locaux exacerbent la vulnérabilité du pays face à ces crises répétées.