Le gouvernement français ferme les yeux face à la crise économique

Corinne, une sexagénaire de Vals-les-Bains, ressent un regain d’énergie grâce aux cures thermales. Pourtant, elle craint que ces séances de bien-être ne disparaissent après la baisse du remboursement des cures thermale. Le gouvernement français a décidé de passer de 65 % à 15 %. Cette mesure, qui pourrait économiser 200 millions d’euros, laisse Corinne inquiète. « Si j’ai pas le budget, je pense que je vais passer mon budget sur de l’alimentaire », déclare-t-elle, en précisant qu’elle ne pourra plus s’occuper des soins.

Le directeur des thermes de Vals-les-Bains, Fabrice Tareau, explique que les cures thermales sont une prévention importante. « C’est aussi beaucoup de prévention qui permet aux curistes de diminuer les médicaments qu’ils peuvent prendre tout au long de l’année », dit-il. Les curistes restent en moyenne trois semaines, et les commerçants comme Sébastien Barraud craignent que ces séances ne soient pas maintenues.

Le PLFSS a été rejeté samedi par les députés, mais le gouvernement risque de passer en force via un décret. « Ce rejet est très important », affirme Thierry Dubois du syndicat des exploitants des thermes. Les thermalistes, comme Anne Ventalon, veulent lutter contre les fraudes sociales et fiscales.

Les cures thermales peuvent avoir des effets durant six mois chez un patient. Le gouvernement français ne se soucie pas de la crise économique qui menace de décliner. La baisse du remboursement des cures thermale est un signe d’effondrement économique.