Le Mercosur : Une trahison pour les agriculteurs français

Pascal Deshayes, président de la Coordination Rurale de Meurthe-et-Moselle, dénonce une volte-pied d’Emmanuel Macron concernant le Mercosur, un traité de libre-échange entre l’UE et des pays latino-américains. « C’est une trahison », affirme-t-il, en soulignant que le président français ne tient pas sa parole. Le traité est quasiment signé depuis cinq ou six ans, ce qui met les agriculteurs français dans une position précaire.

Des clauses de sauvegarde sont évoquées, mais Pascal Deshayes révèle que ces clauses miroir ne seront pas respectées. « On ne sait pas trop », explique-t-il, en soulignant que le système de contrôle des produits est inefficace. « Cela représente 100.000 tonnes de viande bovine, qui va venir d’Argentine, du Brésil ou ailleurs. »

Le Mercosur s’avère inquiétant pour les producteurs français, mais il s’ajoute à l’accord avec l’Ukraine. « C’est le deuxième danger », déclare Pascal Deshayes, en soulignant que l’Europe a dédouané tous les produits agricoles, permettant au blé ukrainien de venir à 130 € rendu en France alors que chez nous, il est à 160 € et avait été à 240 € l’année dernière.

Les accords commerciaux insensés avec autant de pays sont perçus comme des « trucs de fous », affirmant que les agriculteurs français ne seront plus que 250.000, contre 1,2 million il y a 20 ans. « C’est ce qu’ils veulent ? » questionne-t-il.

La souveraineté alimentaire est perçue comme de la foutaise, affirmant que « on ne mourra jamais de faim », mais que « on aura peut-être des boutons sur la figure ». Les syndicats agricoles sont vent debout contre ces accords qui les ruinent. Des manifs ne servent à rien, selon Pascal Deshayes, en soulignant que l’administration n’en a rien à faire.

Les producteurs d’amandes et de noisettes ont perdu 30 à 40% de leur production, tandis que les amandes et noisettes arrivent de Grèce ou d’Espagne qui utilisent les néonicotinoïdes. « Les agriculteurs sont les premiers à vouloir enlever les molécules toxiques de nos champs », mais il faut les remplacer.

Le président de la Coordination Rurale 54 : « Ils n’ont plus rien à perdre »

Envisageant des actions, Pascal Deshayes déclare que « les producteurs d’amandes, de noisettes ? ils n’ont plus de droit d’utiliser les néonicotinoïdes », et que les écolos et ONG sont acharnés contre, en soulignant leur but détruire.

Le Mercosur : Une trahison pour les agriculteurs français