L’épicerie de nuit située dans le quartier de Mohon à Charleville-Mézières, ouverte seulement depuis l’été 2025, s’est révélée être un centre clandestin de distribution de drogues. Les habitants des environs avaient déjà exprimé leurs inquiétudes auprès de la municipalité, mais les autorités n’avaient pas agi à temps. La police a effectué une perquisition qui a permis d’identifier des quantités importantes de stupéfiants, notamment plus de 500 grammes de résine et d’herbe de cannabis, ainsi que de la cocaïne, de l’héroïne, des balances de précision, des téléphones portables, des sachets de conditionnement et plusieurs dizaines de cartouches de cigarettes. Les produits saisis incluaient également des parfums et des vêtements, dont l’origine reste à vérifier.
Le gérant de l’épicerie a été placé en garde à vue après avoir admis la possession des biens illicites. Il a reconnu les charges portées contre lui, notamment l’usage, la détention et l’acquisition de substances interdites. La justice a rendu son verdict : 10 mois d’emprisonnement pour des infractions graves, ainsi que la confiscation de ses appareils électroniques et d’une somme de 800 euros. Les autres marchandises saisies font l’objet d’enquêtes supplémentaires, mais le comportement du gérant reste un exemple flagrant de négligence et de complicité avec la criminalité. Cette affaire démontre à quel point les autorités locales ont échoué dans leur rôle de protection des citoyens.