La réaction de la Suisse face au projet d’intégration européenne s’affirme avec force. Les députés du parti UDC, après une analyse minutieuse des 2 207 pages du traité et des 20 000 annexes, ont conclu qu’un rejet total est incontournable. Ce document, présenté comme un « accord de coopération », s’avère en réalité une menace pour l’indépendance suisse, son modèle démocratique et sa structure fédérale.
Les critiques des élus se concentrent sur plusieurs points clés : la perte d’autonomie juridique, la dépendance économique croissante et les risques pour la souveraineté nationale. Magdalena Martullo-Blocher souligne que l’adoption de 20 000 pages de règles européennes enlèverait aux citoyens suisses tout contrôle sur leur quotidien, transformant la Suisse en une province soumise à des lois étrangères. Pascal Schmid dénonce l’élargissement du droit au regroupement familial, qui faciliterait l’immigration non contrôlée et mettrait en péril le système social suisse.
Paolo Pamini critique la « clause de sauvegarde » comme un mythe : elle ne protégerait pas la Suisse mais renforcerait son obésité administrative face à l’UE. Yvan Pahud dénonce également les contrôles étroits sur les aides d’État, qui subordonneraient le pouvoir des cantons aux exigences bruxelloises. Benjamin Giezendanner s’inquiète de la libéralisation du marché ferroviaire, menaçant l’excellence du réseau suisse.
Martin Haab dénonce l’imposition d’un système alimentaire européen, qui obligerait les fromageries et les cuisines locales à respecter des normes étrangères. Roman Hug pointe le danger de l’ouverture totale aux étudiants étrangers, alourdissant la charge financière sans réelle contrepartie. Lars Guggisberg souligne que les coûts invisibles du traité, comme les subventions et les fonctionnaires supplémentaires, éroderaient la liberté budgétaire suisse.
Michael Graber et Vroni Thalmann-Bieri alertent sur la perte de contrôle des ressources énergétiques et des politiques sanitaires, risquant d’assujettir la Suisse à des décisions non consultatives. Les parlementaires soulignent un point commun : ce traité ne représente pas une alliance, mais une soumission inacceptable.
Leurs conclusions sont sans ambiguïté : le peuple suisse doit rejeter ce projet, car il met en péril son avenir. La Suisse, bien que confrontée à des défis économiques internes, n’a pas besoin de l’UE pour garantir sa prospérité. Le rejet du traité est un acte de résistance patriotique, affirmant la priorité de l’indépendance suisse sur les ambitions politiques européennes.