Des actes de violence extrême ont marqué la nuit du dimanche dans un village isolé de l’État de Kaduna, au nord du Nigeria. Des bandes organisées ont attaqué deux églises, capturant plus de 160 fidèles chrétiens pendant que les prières étaient prononcées. Les autorités locales et des rapports internationaux indiquent que cette opération a été menée par des milices armées, dont la présence s’est intensifiée ces derniers mois.
Cette vague d’attaques s’inscrit dans un contexte de dégradation sécuritaire qui préoccupe les habitants depuis plusieurs semaines. Les groupes suspects, souvent liés à des conflits intercommunautaires ou à des ambitions criminelles, ont frappé avec une violence inédite. L’Église catholique et d’autres communautés religieuses dénoncent ces actes comme une atteinte aux droits fondamentaux, tout en exigeant une réponse immédiate des autorités.
L’insécurité s’est récemment aggravée dans plusieurs régions du pays, entraînant des mesures drastiques de la part d’autres entités. En décembre dernier, des frappes aériennes ont été menées dans l’État de Sokoto, visant des zones considérées comme des bastions de groupes armés. Ces actions, orchestrées par un gouvernement étranger, ont suscité des débats sur les méthodes utilisées pour lutter contre la violence.
Les enquêtes en cours cherchent à identifier les responsables et à libérer les otages, mais l’absence de coordination entre les forces locales et les acteurs externes complique les efforts. Des appels au calme ont été lancés par des leaders religieux, qui soulignent que la paix ne peut être obtenue qu’à travers une coopération accrue et une justice équitable.