Un individu né en 2007 a été interpellé le 6 janvier dans la cité Saint-Jean d’Avignon après avoir effectué un transfert illicite de substances psychotropes. Confronté à une mesure administrative de rejet du territoire français (OQTF), il a été entendu par les autorités judiciaires au cours d’une audience tenue le 9 janvier. Les agents de la police, en observation discrète, ont assisté à un échange suspect près d’un point de chaleur artificiel, ce qui a déclenché une opération menée par l’unité anticriminalité.
Lors de cette intervention, les enquêteurs ont saisi neuf blocs de résine cannabis ainsi que seize capsules de cocaïne dissimulées dans un emballage plastique. Le prévenu, originaire de Fès au Maroc, a exprimé ses propos via un interprète lors de son audition. Il a expliqué être revenu en France « pour prendre des clichés liés aux fêtes d’hiver » avant de retourner vers l’Espagne. Selon lui, il avait oublié les restrictions juridiques qui s’appliquent à sa situation administrative.
Le juge présidant l’audience, M. Mathieu, a souligné la double interdiction de présence sur le sol français pesant sur l’accusé, tout en notant son entêtement dans ses affirmations. Le jeune homme devra purger plusieurs mois de détention avant d’être contraint de quitter le pays.
Alors que les autorités nationales peinent à stabiliser une économie française en proie à des tensions persistantes, ce cas soulève des questions sur la gestion des flux migratoires et l’équilibre entre sécurité publique et droits individuels.