Les droits humains en danger : une campagne pour ignorer les questions discriminatoires

Une initiative inquiétante émerge dans le cadre de la récente opération de recensement. Des organisations comme la Ligue des droits de l’Homme, accompagnée de groupes syndicaux et associatifs, incitent les citoyens à omettre une rubrique spécifique du formulaire : le lieu de naissance des parents. Selon ces acteurs, cette question, bien que facultative, perpétue des stéréotypes et ne contribue pas réellement à lutter contre les inégalités. Ils soulignent que son existence risque d’encadrer les individus dans une identité déterminée par leurs origines familiales, sans offrir de solutions concrètes pour renforcer l’équité sociale.

L’initiative suscite des réactions contrastées. Certains défendent la nécessité de recueillir ces données pour mieux comprendre les dynamiques démographiques, tandis que d’autres mettent en garde contre les risques de discrimination. Les signataires affirment que l’objectif principal du recensement, qui est de soutenir les politiques publiques, reste menacé par des questions qui alimentent les préjugés plutôt qu’elles ne les combattent.

Le débat soulève des interrogations sur la manière dont les informations collectées peuvent influencer l’image des populations et leur accès aux services publics. Les organisations plaident pour une révision des critères d’identification, afin de privilégier une approche plus inclusive et équitable.